Mego, a “brand new punk computer music” label from Vienna, Austria

Would Mego be reissuing all the classics of its catalog? Indeed, after Christian Fennesz’s Endless Summer, here is – admittedly, in a completely different genre – that the Austrian pioneer label restores Kevin Drumm’s Sheer Hellish Miasma to its former glory. But, unlike the aforementioned record of the famous Viennese loops guitarist, it is here the masterpiece of the very demonstrative and very noisy American musician that is represented, remastered, re-embedded, re-artworked (by Stephen O’Malley of Sunno)) and his usual black-metallic cover).

Strangely enough, the unpublished track of circumstance – the so-called “Impotent hummer”, inherited from the sessions of the time – brings a touch of languid drone to an essentially epileptic electro harsh/noise set, perhaps as a wink to KTL, the side-project of Stephen O’Malley and Pita, Mego’s mentor. A bonus, far from being negligible, but which will not make us forget the essential, namely the four other pieces of this treasure of belligerent sonic impulses, among which the two epic tracks of, respectively, 20 and 24 minutes, “Hitting the pavement” and “The inferno”.

Perhaps two of the pieces of the genre that best synthesize the sizzling abrasiveness of poignant noise textures, the dramaturgy of their physical impact transposed in evolving compositions, with a diffuse magmatic clarity, teeming with sonic details and inventive and crunchy modulations. Detached from time, surprisingly audible behind their carapace-synthesis of digital and electric bubbling matters, these two pieces seem suspended in an inexpugnable nirvana. The simple fact of reminding us of their existence will be worth all the blessings of the lauders of the genre.


Mego serait-il en train de rééditer tous les classiques de son catalogue? En effet, après Endless Summer de Christian Fennesz, voici – certes, dans un genre tout à fait différent – que le label pionnier autrichien redonne toutes ses lettres de noblesse au Sheer Hellish Miasma de Kevin Drumm. Mais, à la différence du disque précité du célèbre guitariste à loops viennois, c’est ici la pièce de maître du très démonstratif et très bruitiste musicien américain qui est ici repressé, remastérisé, re-empaqueté, re-artworké (par Stephen O’Malley de Sunno))) et ses habituelles cover black-métallisé).

Etrangement d’ailleurs, l’inédit de circonstance – le dénommé “Impotent hummer”, hérité des sessions de l’époque – apporte une touche drone alanguie à un ensemble essentiellement électro harsh/noise épileptique, histoire peut-être de faire un clin d’oeil à KTL, le side-project de Stephen O’Malley et Pita, le mentor de Mego. Un bonus, loin d’être négligeable, mais qui ne fera néanmoins pas oublier l’essentiel, à savoir les quatre autres pièces de ce trésor d’impulsions soniques belliqueuses, parmis lesquelles les deux morceaux épiques de, respectivement 20 et 24 minutes, “Hitting the pavement” et “The inferno”.

Peut-être deux des pièces du genre qui synthètisent le mieux l’abrasivité grésillante de textures noise poignantes, la dramaturgie de leur impact physique transposé dans des compositions évolutives, à la clarté magmatique diffuse, fourmillant de détails soniques et de modulations inventives et crissantes. Détaché du temps, étonnamement audibles derrière leur carapace-synthèse de matières digitales et électriques bouillonnantes, ces deux morceaux paraissent suspendus dans un nirvana inexpugnable. Le simple fait de nous rappeler au bon souvenir de leur existence vaudra toutes les bénédictions des laudateurs du genre.

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