Jaga Jazzist, Martin and Line Horntveth and the experimental Jazz from Norway

Octopus: You can read on your website the long list of artists who have influenced your music. From Eric Satie to John Coltrane, without forgetting Björk, Stereolab or the Kronos Quartet… You might think that this list is a bit exaggerated but you realize that you really find all these universes in your music. Which of these artists inspired you the most for What We Must?

Martin Horntveth: We are often associated with the jazz or electro-jazz scene, but we are hardly influenced by jazz artists. Some of us listen to it sometimes, but we are also influenced by a lot of other music. This is especially true for What We Must, which is an album more geared towards rock or the artists of the 70s that we listened to in our youth. We wanted to put electronics aside a bit and go back to simpler, purer and more human tones. We felt this was what we needed, “what we needed” to play! There is also the influence of groups like Spiritualized, My Bloody Valentine or Sigur Ros.

Line Horntveth: In the studio, we tried to play as much as possible together, focusing on the spirit and energy of live, although it is very difficult to reproduce in an enclosed space the chemistry of the concert.

Octopus: The Norwegian electro-jazz scene has enjoyed great success in France for 3 years, thanks to artists like Bugge Wesseltoft, Nils Petter Molvaer or Wibutee. How do you explain this craze for the Norwegian touch?

Martin Horntveth: I believe the Norwegian scene is divided into three parts. There is indeed this new jazz scene, the pop scene, then the black metal scene, very present. But it is mainly the pop scene and groups like Röyksopp for example that initiated the movement. Thanks to their rapid international success, the journalists took an interest in the Norwegian scene as a whole and allowed a large audience to discover many other formations. This recognition has done a lot of good to these groups who have worked and progressed enormously since then. You should know that in Norway, Jaga Jazzist is not really considered a jazz group. We belong to the generation after Jan Garbarek. We don’t know each other well because we don’t play in the same places, nor the same festivals. Octopus: In France, a few people have just been severely condemned for illegally downloading music from the Internet. What is your take on downloading and what is the situation in Norway?

Martin Horntveth: I download a lot of music, but I buy even more! In Norway, EMI and Virgin have a copy control system in place, but I don’t know if these techniques really work. We are one of the most copied and downloaded bands in Norway. When I browse the net, I find a lot of our titles online!

Line Horntveth: Luckily, we sell a lot of records after gigs! Martin Horntveth: If all the people who download some of our tracks buy the album afterwards, then it’s a perfect world! We have worked a lot on this album which will be offered in three different formats: CD, limited edition CD and vinyl LP. Octopus: Your music is very written and very descriptive. A track like “Swedenborgske Rom” sounds like a movie soundtrack, and it’s quite easy to listen to imagining Nordic landscapes, even though, like me, we’ve never been to Norway. Would you be interested in composing the original music for a film one day? Martin Horntveth: Absolutely! My brother has just written the music for a big-budget movie which has just been released in Norway and which you will see soon in France,

Line Horntveth: Andreas Mjøs also composed the original music for the documentary Everything for Norway, produced for the centenary of the separation from Sweden.

Octopus: Line, Martin, it was a pleasure!

Line Horntveth, Martin Horntveth: Same. See you at the concert on April 12 at the Maroquinerie. For other dates, please consult our site. You can also watch a pretty cool video!


Octopus : On peut lire sur votre site web la longue liste des artistes ayant influencé votre musique. D’Eric Satie à John Coltrane, sans oublier Björk, Stereolab ou encore le Kronos Quartet… On pourrait croire que cette liste est un peu exagérée mais on se rend compte que l’on retrouve véritablement tous ces univers dans votre musique. Le(s)quel(s) de ces artistes vous ont le plus inspiré pour What We Must ?

Martin Horntveth : On nous associe souvent à la scène jazz ou électro-jazz, mais nous ne sommes quasiment pas influencés par les artistes de jazz. Certains d’entre nous en écoutent parfois, mais ils sont par ailleurs influencés par beaucoup d’autres musiques. C’est en particulier vrai pour What We Must, qui est un album davantage tourné vers le rock ou les artistes des années 70 que nous écoutions dans notre jeunesse. Nous avions envie de laisser un peu de côté l’électronique et de revenir à des sonorités plus simples, plus pures et plus humaines. Nous ressentions que c’était ce dont nous avions besoin, « ce que nous devions » jouer ! On y trouve également l’influence de groupes comme Spiritualized , My Bloody Valentine ou Sigur Ros.

Line Horntveth : En studio, nous avons essayé de jouer le plus possible tous ensemble en nous concentrant sur l’esprit et l’énergie du live, bien qu’il soit très difficile de reproduire dans un espace clos l’alchimie du concert.

Octopus : La scène électro-jazz norvégienne connaît en France un vif succès depuis 3 ans, grâce à des artistes comme Bugge Wesseltoft, Nils Petter Molvaer or Wibutee. Comment expliquez-vous cet engouement pour la Norwegian touch ?

Martin Horntveth : Je crois que la scène norvégienne est divisée en trois parties. Il y a effectivement cette nouvelle scène jazz, la scène pop, puis la scène black metal, très présente. Mais c’est principalement la scène pop et des groupes comme Röyksopp par exemple qui ont initié le mouvement. Grâce à leur rapide succès international, les journalistes se sont intéressés à la scène norvégienne dans son ensemble et ont permis de faire découvrir à un large public de nombreuses autres formations. Cette reconnaissance à fait beaucoup de bien à ces groupes qui ont énormément travaillé et progressé depuis. Il faut savoir qu’en Norvège, Jaga Jazzist n’est pas vraiment considéré comme un groupe de jazz. Nous appartenons à la génération d’après Jan Garbarek. On ne se connaît d’ailleurs pas bien car on ne joue pas dans les mêmes lieux, ni les même festivals. Octopus : En France, quelques personnes viennent d’être sévèrement condamnées pour avoir illégalement téléchargé de la musique sur Internet. Quel est votre point de vue sur le téléchargement et quelle est la situation en Norvège ?

Martin Horntveth : Je télécharge beaucoup de musique, mais j’en achète encore davantage ! En Norvège, EMI et Virgin ont mis en place un système de copy control, mais je ne sais pas si ces techniques fonctionnent vraiment. Nous sommes l’un des groupes les plus copiés et téléchargés en Norvège. Quand je me balade sur le net, je trouve beaucoup de nos titres en ligne !

Line Horntveth : Heureusement, nous vendons beaucoup de disques à la sortie des concerts !Martin Horntveth : Si tous les gens qui téléchargent quelques-uns de nos titres achètent l’album ensuite, alors c’est un monde parfait ! Nous avons beaucoup travaillé sur cet album qui sera proposé en trois formats différents : CD, CD édition limitée et LP vinyle.Octopus : Votre musique est très écrite et très descriptive. Un titre comme “Swedenborgske Rom” sonne comme une bande originale de film, et il est assez facile à son écoute de s’imaginer des paysages nordiques, même si, comme moi, on n’est jamais allé en Norvège. Cela vous intéresserait-il de composer un jour la musique originale d’un film ? Martin Horntveth : Absolument ! Mon frère vient d’écrire la musique d’un film à gros budget qui vient de sortir en Norvège et que vous verrez bientôt en France, j’espère…

Line Horntveth : Andreas Mjøs a également composé la musique originale du documentaire Everything for Norway, produit pour le centenaire de la séparation d’avec la Suède.

Octopus : Line, Martin ça a été un plaisir !

Line Horntveth, Martin Horntveth : Idem. Rendez-vous au concert le 12 avril à la Maroquinerie. Pour les autres dates, il faut consulter notre site. On peut également y visionner une vidéo assez sympa !

Posts created 45

Related Posts

Begin typing your search term above and press enter to search. Press ESC to cancel.

Back To Top