Inventive musician, researcher, almost philosopher, Jean-François Laporte

“Music, I don’t invent it. It exists naturally ”. Listening to Jean-François Laporte, we quickly guess that his status as an electro-acoustic composer is not an end in itself. Inventive musician, researcher, almost philosopher, Jean-François Laporte has developed a personal musical experience which tends to nourish his life experience.

It is in the search for a certain authenticity that Western music has somewhat closed in a formalist academicism that he locates his work. He perceives it in a great complicity with the sound material, in the wake of a family experience in the field of construction which made it permeable to the notion of material. “I’m more interested in the sound than the instrument. I had a lot of difficulties with instrumental teaching, it paralyzed me a lot. I find that in our western culture, we kind of put the music in a box. We have developed instruments where the impurities are no longer there. It does not correspond to reality, whereas in extra-western music, the breath for example is integrated into the instrument,

Suddenly, coming to electro-acoustic music to work more on the sound itself in the 90s, with pieces like Prana (1998), seemed obvious. A partly disappointed choice which led the composer to quickly take an interest in a much more unusual instrumental aspect. “At that time, I made a lot of recordings in situ, in cathedrals, boats, silos, but I found it too virtual, it didn’t give me the life experience I was looking for”.

Guided by his attraction for innovation and new sounds, Jean-François Laporte therefore returned to instrumentation, but following his own creative sense. “At the base, inventing instruments was a bit of a provocation, a balance of power. In the field of electro-acoustics, I thought that we could create instruments in a different way, and even do something other than instruments ”. Jean-François Laporte then wrote a whole series of pieces, for ball players or for ball players (Défonflement), then gradually came to invent new instruments for installations like Khôra or pieces with forty musicians like Tribal in 2002.


“La musique, je ne l’invente pas. Elle existe naturellement”. A écouter, Jean-François Laporte, on devine rapidement que son statut de compositeur électro-acoustique n’est pas une fin en soi. Musicien inventif, chercheur, philosophe presque, Jean-François Laporte a développé une expérience musicale personnelle qui tend à nourrir son expérience de vie.

C’est dans la recherche d’une certaine authenticité que la musique occidentale a un peu claquemurée dans un académisme formaliste qu’il situe son travail. Il perçoit celui-ci dans une grande complicité avec la matière sonore, dans le sillage d’une expérience familiale dans le domaine de la construction qui l’a rendu perméable à la notion de matériau. “Je suis plus intéressé par le son que l’instrument. J’ai eu beaucoup de difficultés avec l’enseignement instrumental, ça me paralysait beaucoup. Je trouve que dans notre culture occidentale, on a un peu mis la musique dans une boîte. On a développé des instruments où les impuretés ne sont plus là. Ça ne correspond pas à la réalité, alors que dans la musique extra occidentale, le souffle par exemple est intégré dans l’instrument, les parasites font partie de la musique et la rapprochent d’une réalité concrète”.

Du coup, venir à la musique électro-acoustique pour travailler davantage sur le son en lui-même dans les années 90, avec des pièces comme Prana (1998), est apparu comme une évidence. Un choix en partie déçu et qui a conduit le compositeur à s’intéresser rapidement à un aspect instrumental beaucoup plus insolite. “A cette époque, j’ai fait beaucoup d’enregistrements in situ, dans des cathédrales, des bateaux, des silos, mais je trouvais ça trop virtuel, ça ne me donnait pas l’expérience de vie que je recherchais”.

Guidé par son attrait pour l’innovation et les nouvelles sonorités Jean-François Laporte se remet donc à l’instrumentation, mais en suivant son propre sens créatif. “A la base, inventer des instruments était un peu une provocation, un rapport de force. Dans le domaine de l’électro-acoustique, je pensais qu’on pouvait créer des instruments d’une autre façon, et même faire autre chose que des instruments”. Jean-François Laporte écrit alors toute une série de pièces, pour joueurs de billes ou pour joueurs de baudruches (Dégonflement), puis en vient progressivement à inventer de nouveaux instruments pour des installations comme Khôra ou des pièces à quarante musiciens comme Tribal en 2002.

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