The temptation of the instrumentalist

Because, and this is one of the great specificities of Michael Carter, the direct meaning of his musical confrontations is largely guided by his live and risky approach to the stage situation. The fellow has nicely impressed the local microcosm during his performances in flesh and blood where he does not hesitate to approach the boards like a real instrumentalist, ergonomic manipulations and risks to support, as he was able to demonstrate during the Robotspeak. Sessions in October 2008, or the previous year during which he won the famous San Francisco Laptop & Machine Music Battle of 2007. Concretely, Michael Carter works on stage from an electronic box that he built himself and which serves as a midi controller for a series of Max / Msp patches. This approach allows him to have an optimized leeway to refine the interactions of his Max / Msp patches. A particularly instrumental approach even if it revolves around processes usually reserved for digital music.

“I usually work with a box, the“ Splinter ”and a Max / Msp patch set, which I call“ Shredder ”. I built this system myself because I wanted to have maximum control, flexibility and precision over the interactions of my patches. In the idea, one of the most important things for me was to have a real instrument that allows me to be able to mix several tracks in real time, to have a maximum of sound information available, without remaining prisoner of the control of a laptop. I can thus play long “instrumental” periods without having to stare at the computer screen ”

In this context, for Michael Carter, the comfort of his playing condition is as important as the perception that the public can have of his performance. “It’s a lot more fun and interesting that way, because it allows me to mix, distort and rearrange a whole bunch of samples in real time so that everyone in the audience can actually see and witness a real concert. People don’t necessarily need to know what all the buttons on my box are doing, they just need to realize that when I activate a certain knob, something is irreparably going to happen ”.

This scenic approach therefore allows him to vary the musical inflections of his sets very quickly. “In fact, this approach allows me to switch very quickly from one musical approach to another. I can play ambient parts, drones, then breakcore, hip / hop and totally improvised parts. My music is very progressive even if I like to bring back themes in my performance ”.

Risk-taking is therefore immanent in the Californian’s live music. “For me, the whole point is to play electronic music that is created in the moment, depending on what I perform, and where nothing more happens if I do not do the necessary manipulations for the right evolution of the song. I like this dramatic side, which makes me think that I play my music like a real instrumentalist. Suddenly, sometimes I play better than others and I therefore have to improve my practice, but the result is thus much more exciting for me… and for the public !! ”

We are counting on you, Michael, to confirm all this to us next February 26 on the stage of Point Ephémère.


La tentation de l’instrumentiste Car, et c’est là, l’une des grandes spécificités de Michael Carter, le sens direct de ses confrontations musicales est largement guidé par son approche live et risquée de la situation scénique. Le gaillard a joliment impressionné le microcosme local lors de ses prestations en chair et en os où il n’hésite pas à aborder les planches comme un véritable instrumentiste, manipulations et risques ergonomiques à l’appui, comme il a pu le démontrer lors des Robotspeak Sessions en octobre 2008, ou l’année précédente durant laquelle il a remporté la fameuse San Francisco Laptop & Machine Music Battle de 2007. Concrètement, Michael Carter travaille sur scène à partir d’un boîtier électronique qu’il a construit lui-même et qui lui sert de contrôleur midi pour une série de patches Max/Msp. Cette approche lui permet d’avoir une marge de manœuvre optimisée pour affiner les interactions de ses patches Max/Msp. Une démarche particulièrement instrumentale même si elle s’articule autour de procédés habituellement réservés aux musiques numériques.

“Je travaille habituellement avec un boîtier, le “Splinter” et une série patches Max/Msp, que j’appelle “Shredder”. J’ai construit ce système moi-même car je voulais avoir un maximum de contrôle, de souplesse et de précision sur les interactions de mes patches. Dans l’idée, l’une des choses les plus importantes pour moi était de disposer d’un véritable instrument qui me permette de pouvoir mixer plusieurs pistes en temps réel, d’avoir un maximum d’informations sonores disponibles, sans pour autant rester prisonnier du contrôle d’un laptop. Je peux ainsi jouer de longues périodes “instrumentales” sans être obligé de fixer l’écran d’un ordinateur”

Dans ce contexte, pour Michael Carter, le confort de sa condition de jeu est aussi important que la perception que peut avoir le public de sa performance. “C’est beaucoup plus ludique et intéressant comme ça, car cela me permet de mixer, de distordre et de réarranger tout un tas de samples en temps réel de manière à ce que tout le public puisse effectivement voir et assister à un véritable concert. Les gens n’ont pas forcément besoin de savoir ce que font tous les boutons de mon boîtier, ils ont juste besoin de se rendre compte que quand j’active tel potard, il va irrémédiablement se passer quelque chose”.

Cette approche scénique lui permet donc de varier très rapidement les inflexions musicales de ses sets. “En fait, cette approche me permet de passer très rapidement d’une approche musicale à une autre. Je peux jouer des parties ambient, des drones, puis du breakcore, du hip/hop et des parties totalement improvisées. Ma musique est très évolutive même si j’aime bien faire revenir des thématiques dans ma performance”.

La prise de risque est donc immanente de la musique live du californien. “Pour moi, tout l’intérêt est de jouer de la musique électronique qui se crée dans l’instant, en fonction de ce que j’exécute, et où plus rien ne se passe si je ne fais pas les manipulations nécessaires à la bonne évolution du morceau. J’aime ce côté dramatique, qui me fait penser que je joue ma musique comme un véritable instrumentiste. Du coup, des fois je joue mieux que d’autres et je dois donc perfectionner ma pratique, mais le résultat s’avère ainsi beaucoup plus excitant pour moi…et pour le public !!”

On compte sur toi, Michael, pour nous confirmer tout ça le 26 février prochain sur la scène du Point Ephémère.

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