The Sonic Protest of Les Reines D’Angleterre (Ghédalia Tazartès, El-G, Jo Lang)

With his soft hat screwed on his head, his fingers riveted to his accordion and his mouth staring at the microphone with his plaintive incantations, Ghédalia Tazartès navigates at sight in the open hall of the Maison des métallos, lulled by the noisy electronic accompaniments of El-G and Jo Lang, his fellow travelers of Reines d’Angleterre, a hybrid project that responds as much to the whimsical aspirations of the urban poet as it does to the modulatory fascination of a noise music current that is gluttonous for diverse sound sources. This is one image, among others, of a 2008 edition of Sonic Protest that will have swept with its unusual approach an assortment of sonic antics and eclectic events through the most alternative venues (Les Instants Chavirés, La Maroquinerie, Le Point Ephémère, Le Trabendo, to which we must add 104, Galerie Nuit d’Encre and Centre Culturel Suédois) of the capital during one week. An approach, and much more, an identity. Because, like a festival like the British ATP, which through its most radical version – the famous Nightmare Before Christmas, commissioned by Thurston Moore of Sonic Youth in 2006 and this year by Mike Patton and the Melvins – auscultates the most saturated bleeding of a noise-rock shivering with radicality, Sonic Protest cultivates its specificity. A sense of discrepancy, a casual posture that make this meeting a unique moment in the hexagonal scale, rich in surprising and colorful musical proposals. An example of the surprises offered by Sonic Protest this year, the bewitching performance of the Germans of Die Goldenen Zitronen. Working in a no-wave canvas lulled by kosmiche rock effluvia, where subtle fragrances of Devo, Tuxedomoon, Can or The Fall could be perceived, the Hamburg band, more affiliated to the Neue Deutsche Welle (the “German new wave”, stemming from the protest rock of the 80’s) than to the current noise-rock wake, splashed the Point Ephémère’s evening with its class. Without giving in too much to the noisy sirens, the Golden Lemons revealed a sense of refinement, a whimsical metronomy filtered in a very Germanic rock-cabaret spirit, fitting perfectly into the abundant framework of Sonic Protest.


Chapeau mou vissé sur la tête, les doigts rivés à son accordéon et la bouche fixant le micro de ses incantations plaintives, Ghédalia Tazartès navigue à vue dans le hall ouvert de la Maison des métallos, bercé par les accompagnements électroniques bruissants d’ El-G et Jo Lang, ses compagnons de route de Reines d’Angleterre, projet hybride répondant autant aux aspirations fantasques du poète urbain qu’à la fascination modulatoire d’un courant musical noise glouton de sources sonores diverses. Voilà une image, parmi d’autres, d’une édition 2008 de Sonic Protest qui aura balayé de son approche insolite un assortiment de frasques sonores et de manifestations éclectiques à travers les salles les plus alternatives (Les Instants Chavirés, La Maroquinerie, Le Point Ephémère, Le Trabendo, auxquelles il faut ajouter le 104, la Galerie Nuit d’Encre et le Centre Culturel Suédois) de la capitale pendant une semaine.Une approche, et bien davantage, une identité. Car, à l’image d’un festival comme l’ATP britannique, qui à travers sa mouture la plus radicale – le fameux Nightmare Before Christmas, commissionné par Thurston Moore de Sonic Youth en 2006 puis cette année par Mike Patton et les Melvins – ausculte les saignées les plus saturées d’un noise-rock frissonnant de radicalité, Sonic Protest cultive sa spécificité. Un sens du décalage, une posture désinvolte qui font de ce rendez-vous un moment unique à l’échelle hexagonale, riche en propositions musicales surprenantes et bigarrées. Exemple des surprises offertes par Sonic Protest cette année, la performance envoûtante des Allemands de Die Goldenen Zitronen. Oeuvrant dans un canevas no-wave bercé d’effluves kosmiche rock, où perçaient les fragrances subtiles de Devo, de Tuxedomoon, de Can ou de The Fall, le groupe de Hambourg, d’ailleurs davantage affilié à la Neue Deutsche Welle (la”nouvelle vague allemande”, issue du rock contestataire des années 80) qu’au sillage noise-rock actuel, a éclaboussé de sa classe la soirée du Point Ephémère. Sans céder exagérément aux sirènes bruitistes, les Citrons dorés ont dévoilé un sens du raffinement, une métronomie fantasque filtrée dans un esprit rock-cabaret très germanique, s’insérant à merveille dans le cadre foisonnant de Sonic Protest.

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