I make the metal sing because I have metal in my blood. Feromil, Emilien Leroy

“I make the metal sing because I have metal in my blood. Iron is in the blood. The iron is in the body, The iron is hot, the iron is singing, the iron is howling. The iron is dense, the iron is dancing, the iron is in the blood”. 

Listening to Feromil, alias Emilien Leroy, discussing the nature of his metallic imprecation project, is a bit like browsing Lautréamont’s Les Chants de Maldoror in the grip of a sudden fever, eaten away by an ardent fervor, a joyful and metamorphic ferocity.

Armed with his metal detector and gas mask, Feromil impresses. He twirls around his amp and creates sound breaches in a space that is irremediably transported to the side of the port of Dunkirk where he grew up. ceases this port industrial incarnation which pulsates in unison, these factory reminiscences which crack a starry night sky by the blazing steel chimneys of Usinor-Sacilor.

It was in 2003, while playing at the “Trans-Ports” festival in Marseille, that he was offered a metal detector. “A gift from heaven,” he says. The next day in Amsterdam, he was offered a gas mask. The perfect outfit for little Feromil who will never leave him. Until then, Emilien Leroy had shared his activities between the practice of the violin and studies of physiotherapy which had led him to carry out memory work on the body in the musical gesture through the role of the shoulder girdle in the playing of violinist bow! He then integrated himself into a more than underground Dunkirk scene, putting on “post-apocalyptic” performances,

Then finally, he had found in a carte blanche on the steel industry at the Port Museum, the opportunity “to deepen the metal, from a point of view, symbolic, economic, alchemical, industrial …”. With the God Save The Cranes festival, in homage to cranes, Emilien Leroy realizes the importance of this notion of port wasteland, of this place of experiences, experiments, essential exchange, so important for his work. . Once his outfit was found, Feromil was born …

Thanks to its metal detektor, it then forges a sound, unique and harsh but also modular and whirring. “It is an instrument rich in sonorities, aquatic, devilish, metallic, magical. It has three octaves, many harmonics,… ”he tells us, as if it were his child. He foams the rooms, travels through Eastern Europe, opening for Grrzzz, an electro-industrial-punk duo. Yet Feromil does not claim any scene. The industrial-punk current: “He was still foreign to me until then”, recognizes this noise craftsman, who is more elevated to rock / experimental by Fred Frith, Jon Rose, Elliot Sharp, Kevin Blechdum, Guapo or The Ex,…


“Je fais chanter le métal car j’ai le métal dans le sang. Le fer est dans le sang. Le fer est dans le corps, Le fer est chaud, le fer est chantant, le fer est hurlant. Le fer est dense, le fer est dansant, le fer est dans le sang”. Ecouter Feromil, alias Emilien Leroy, discourir sur la nature de son projet d’imprécation métallique, c’est un peu comme parcourir Les Chants de Maldoror de Lautréamont en proie à une fièvre subite, rongée par une ferveur ardente, une férocité joyeuse et métamorphique.

Armé de son détecteur à métaux et de son masque à gaz, Feromil impressionne. Il virevolte autour de son ampli et crée des brèches sonores dans un espace qui se transporte irrémédiablement du côté du port de Dunkerque où il a grandi, “Musique pur-port” dit-il d’ailleurs de sa musique, comme pour mieux relancer sans cesse cette incarnation industrielle portuaire qui pulse à son unisson, ces réminiscences usinesques qui lézardent un ciel nocturne étoilé par les cheminées sidérurgiques flambantes d’Usinor-Sacilor.

C’est en 2003, alors qu’il joue au festival “Trans-Ports” à Marseille qu’on lui offre un détecteur à métaux. “Un cadeau du ciel”, dit-il. Le lendemain à Amsterdam, on lui offre un masque à gaz. La panoplie parfaite du petit Feromil qui ne le quittera plus. Jusque là, Emilien leroy avait partagé ses activités entre la pratique du violon et des études de kinésithérapie qui l’avaient conduit à effectuer un travail de mémoire sur le corps dans le geste musical à travers le rôle de la ceinture scapulaire dans le jeu d’archet du violoniste ! Il s’était ensuite intégré à une scène dunkerquoise plus qu’underground, montant des performances “post-apocalyptiques”, de la foire post-tchernobylesque (Immersion Suit en 2005) au flipper atomique géant (Le bourreau invisible en 2007) en passant par des performances sonores et corporelles plus intimistes (Michel Minouche) et le projet Ferramenta Vetera.

Puis enfin, il avait trouvé dans une carte blanche sur la sidérurgie au Musée portuaire, l’occasion “d’approfondir le métal, d’un point de vue, symbolique, économique, alchimique, industriel..”. Avec le festival God Save The Cranes, en hommage aux grues, Emilien Leroy se rend compte de l’importance de cette notion de friche portuaire, de ce lieu d’expériences, d’expérimentations, d’échange indispensable, tant important pour son travail. Une fois sa panoplie trouvée, Feromil est né…

Grâce à son métal detektor, il se forge alors un son, unique et rêche mais aussi modulable et vrombissant. “C’est un instrument riche en sonorités, aquatiques, diaboliques, métalliques, féeriques. Il a trois octaves, de nombreuses harmoniques, …” nous précise –t-il, comme s’il s’agissait de son enfant. Il écume les salles, parcourt l’Europe de l’Est, en faisant la première partie des Grrzzz, duo electro-indus-punk. Pourtant Feromil ne se revendique d’aucune scène. Le courant indus-punk : “Il m’était jusque-là encore étranger”, reconnaît cet artisan bruitiste davantage élevé au rock/expérimental de Fred Frith, Jon Rose, Elliot Sharp, Kevin Blechdum, Guapo ou The Ex,…

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