Al Voltant d’un Paral.lel, the third solo album by Catalan guitarist Ferran Fages

It’s hard not to fall into contemplative mode when listening to Al Voltant d’un Paral.lel, the third solo album by Catalan guitarist Ferran Fages, whose collaborative work with Alfredo Costa Monteiro in Cremaster, with French musician Pascal Battus (the Fagus duo) or with various choreographers and musicians such as Rhys Chatham, Phil Niblock or Derek Bailey is well known.

A champion of a certain acoustic parsimony, Ferran Fages is a guitarist who plays in a very personal way the numerous intervals and other tonal inspirations that give rhythm to his music. No shaggy Bailey-like sound interventions, or dragging Fahey-like melodic halos in his playing, but a supple instrumental tension, which links crystalline harmonies and more sizzling frequency intonations, emanating in an abstract line from a field of musical practices exceeding in Ferran Fages the simple framework of his instrument to explore the springs of autarkic curves seeming to come straight out of confined electronic links.

On “Desfer la pausa”, the musical framework revels in this sacred union between the smooth note and the provoked vibration. It continues in the instantaneous and improvised dialogue of “Possible defesta” where the bridges between the chords are reduced to establish a melancholic feeling that settles definitively on the bewitching final piece “últim gir” and its strange repetitive hints. As German Lazaro says about this record, recorded live in Barcelona in January 2007, it is not so much a question of minimalism as of vastness, of a desert impression that settles in the duration. Without being strictly speaking melodic, on the contrary, Ferran Fages’ music does not renounce a certain softness, a closeness that makes it understandable to all. This is one of its main assets.


Difficile de ne pas se laisser aller au mode contemplatif à l’écoute de ce Al Voltant d’un Paral.lel, troisième album solo du guitariste catalan Ferran Fages, dont on connaissait par ailleurs surtout le travail collaboratif avec Alfredo Costa Monteiro dans le cadre de Cremaster, avec le musicien français Pascal Battus (le duo Fagus) ou avec différents chorégraphes et musiciens tels Rhys Chatham, Phil Niblock ou Derek Bailey.

Chantre d’une certaine parcimonie acoustique, Ferran Fages est un guitariste qui joue de façon très personnelle des nombreux intervalles et autres inspirations tonales qui rythment sa musique. Pas d’interventions sonores hirsutes à la Bailey, ou de halos mélodiques traînants à la Fahey dans son jeu, mais une tension instrumentale souple, qui lie harmonies cristallines et intonations fréquentielles plus grésillantes, émanant en ligne abstraite d’un champ de pratiques musicales dépassant chez Ferran Fages le cadre simple de son instrument pour explorer les ressorts de courbes autarciques semblant sortir tout droit de liaisons électroniques confinées.

Sur “Desfer la pausa”, la trame musicale se complaît dans cette union sacrée entre la note lisse et la vibration provoquée. Elle se poursuit dans le dialogue instantané et improvisé de “Possible defesta” où les ponts entre les accords se réduisent pour asseoir un sentiment mélancolique qui s’installe définitivement sur l’envoûtante pièce finale “últim gir” et ses étranges relents répétitifs. Comme le dit German Lazaro au sujet de ce disque, enregistré live à Barcelone en janvier 2007, il s’agit moins ici de minimalisme que de vastitude, d’impression désertique qui s’installe dans la durée. Sans être à proprement parler mélodique, bien au contraire, la musique de Ferran Fages ne renonce pas à une certaine douceur, à une proximité qui la rend compréhensive de tous. C’est bien là un de ses principaux atours.

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